19/09/2012

(Lecomte, 1994, p.30) Clonfert / Galway

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(Lecomte, 1994, p.30-31)

(p.30) qu'on puisse dire lequel (35). Dans l'art ecclésiastique, Feuillien est parfois représen­té, comme d'autres saints irlandais de race princière, avec une couronne royale à ses pieds, pour rappeler qu'il a méprisé les honneurs de ce monde pour se voue« uniquement au service de Dieu (36).

On sait que Feuillien avait deux frères : Fursy, l'aîné, se comporta toujours comme le chef de la famille (37). Ultain était le plus jeune des trois (38). Il n'est pas possible de préciser leurs âges respectifs, mais il ne s'agissait ni de jumeaux ni de triplés (39).

En 563, saint Brendan avait fondé un monastère à Cluain-Fuerta (actuelle­ment Clonfert, 70 kilomètres à l'est de la ville de Galway). Ce monastère devint bientôt un centre d'éducation pour les jeunes moines irlandais et c'est là que saint; Feuillien fit son noviciat, avant de revêtir l'habit monastique (40).

 

Il ne reste aucun vestige du monastère construit par saint Brendan. Aujourd'hui, son emplacement est occupé par une petite cathédrale entourée d'un cimetière verdoyant, comme on en rencontre un certain nombre en Irlande. L'endroit est calme et délaissé par les touristes : aucun restaurant, aucun "pub", aucune aubette. Saint Brendan qui y est inhumé, repose à l'abri des tempêtes de la vie moderne.

 

(35)  Certains auteurs affirment que Feuillien était originaire de l'Ulster (voir E. BROUETTE, Fursy, op. cit., col. 476), tandis que d'autres le considèrent comme un descendant des rois du Munster ou des rois d'Ecosse (LE ROY, op. cit., col. 178. C. KAIRIS, op. cit., p. 7. J. NOËL, Les processions..., op. cit, p. 13). D'autres, enfin, l'apparentent au célèbre missionnaire irlandais, Brendan... ou même à Sainte Brigide (E. BROUETTE, Fursy, op. cit, col. 476). Toutes ces généalogies ne reposent, bien entendu, sur aucune base historique valable.

(36)  C. CAHIER, Caractéristiques des saints dans l'art populaire, Paris, 1867, p. 267.

(37)  L. NOIR, op. cit., p. 46. E. BROUETTE, Fursy op. cit., col. 476. J. CREPIN, dans Les Cloches de Saint-Feuillien, n° 14 de février 1924.

(38)  P. SCHMITZ, Biographie Nationale, t. 25, 1930, col. 907, verbo Ultan.

(39) Certains hagiographes soutiennent que Feuillien et Fursy étaient des jumeaux, d'autres que Feuillien était le frère jumeau d'Ultain, et d'autres encore qu'il s'agissait de triplés (Voir A. LE ROY, Folian, op. cit., col. 179. C. KAIRIS, op. cit., p. 8. J. NOËL, Les processions..., op. cit., pp. 13 et 14). Certains affirment même que Feuillien avait six frères (Cfr. L. GOUGAUD, Les surnuméraires de l'émigration scottique, dans la Revue Bénédictine, 1931, p. 297). En vérité, la Vita Fursei qui men­tionne trois frères (Fursy, Feuillien, Ultain) ne fait nullement état de jumeaux ni de triplés (Vita Fursei, op. cit., chap. 8, p. 438). J.  CREPIN, Saint Feuillien, dans les Cloches de Saint-Feuillien, n°14 de février 1924.

 

(p.31) Le cimetière, romantique à souhait, ressemble à un jardin sauvage surmonté de stèles et de croix celtiques burinées par le temps.

La cathédrale a été construite au XIIe siècle. Elle a été plusieurs fois restaurée et elle sert encore de culte (41).

(Lecomte, 1994, p.31) Clonfert / Galway

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